Les îles de la COI en 1ère ligne face au changement climatique

Du fait de leur caractère insulaire, l'Union des Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion (France) et les Seychelles partagent une vulnérabilité particulière aux impacts du changement climatique. Celle-ci se traduit de diverses façons, compte tenu des spécificités géographiques, environnementales et socioéconomiques de ces îles.

En effet, cette vulnérabilité tient à des raisons aussi bien physiques (forte exposition aux catastrophes naturelles, écosystèmes fragiles, faible disponibilité des terres...), que politiques et socioéconomiques : concentration de la production économique, de la population et des infrastructures sur le littoral; économies peu diversifiées; urbanisation rapide; faiblesse des capacités institutionnelles, économiques, scientifiques et technologiques; forte dépendance des populations par rapport aux ressources naturelles, etc.

Les populations des îles de la COI vont être confrontées, dans un plus ou moins proche avenir, à des phénomènes météorologiques plus intenses (cyclones, inondations, sécheresses...), à la salinisation des terres et des réserves d'eau douce, déjà limitées, à la propagation plus rapide des maladies infectieuses (paludisme, chikungunya, dengue...), à l'accélération de l'érosion des terres agricoles sur les côtes et dans les bassins versants, aux glissements de terrains et au blanchissement des coraux.

Chacune de ces conséquences risque d'avoir des répercussions importantes sur des secteurs économiques clefs comme l'agriculture, la pêche, le tourisme. Et leur impact sur la biodiversité, déjà mise à mal par d'autres pressions d'origine anthropique comme la pollution, la destruction des habitats naturels et la surexploitation des ressources naturelles, pourrait être considérable.

L'adaptation au changement climatique est donc pour les îles de la COI une priorité absolue, nécessitant la mise en place d'actions appropriées et un soutien important de la part de la communauté internationale.